mercredi 12 mai 2010

Seoul World DJ Festival

Samedi passé, direction les alentours du World Cup Stadium, après s'être échauffé au Soju, pour assister au 4ème World DJ Festival de Séoul...

Ca commençait début d'après-midi, on est arrivé là-bas un peu avant 19h...
A 21h, Akiko (une petite japonaise/coréenne qui nous accompagnait) était déjà complètement jetée, donc un peu lourd de se la tringballer. Heureusement, on la sevrée et ça s'est amélioré.

Pas besoin d'un long discours, disons juste : 4 scènes, musique électronique, DJ's du monde entier, ambiance de malade et températures agréables ! Les photos parlent d'elles-mêmes (prises avec mon GSM donc qualité modeste):











Et pour terminer, petite vidéo (avancez jusqu'à 1min20 si vous n'aimez pas Black Eyed Peas...) pour vous montrer l'ambiance :

dimanche 9 mai 2010

Motorbike trip in Palawan (part2)

Deuxième partie du récit, la première partie se trouve plus bas...

Waterfall – Vendredi 29 avril

Nous avions décidé de passer la matinée à vraiment nous reposer, à l’abri du soleil, puis de manger un petit bout avant d’attaquer une petite marche pour atteindre les chutes d’eau du coin.






On a quand même enfourché nos motos, histoire de nous épargner quelques précieuses minutes de marche mais nous avons été contraints de terminer le périple à pieds, le chemin d’accès devenant impraticable pour les deux roues. Tout le monde, qu’on croisait dans l’autre sens, avait un guide, nous on y a été sans, c’était pas plus mal. Les enfants du bord de la route étaient toujours là pour nous guider et nous remettre dans la bonne direction, tous contents de voir passer par chez eux des étrangers.

Arrivés là-bas, le jeu en valait la chandelle ! Une belle chute d’eau dans laquelle on a osé aller se tremper même si on était pas rassuré à 100%...


Le soir, même chose que les précédents…

Taytay – Samedi 30 avril

L’aventure continue, départ pour Taytay. Nico était pas très chaud de continuer notre chemin vers le nord (encore s’éloigner plus de Puerto Princesa alors que le retour approche…) avec sa moto, peut-être un mauvais pressentiment mais on l’a quand même convaincu. Petit détour à la station essence et vérification de l'état de la moto.
On a dû se retaper les 23km de piste dans l’autre sens pour reprendre la route de Roxas et continuer vers Taytay. La piste est passée encore assez rapidement et là à 15km après Roxas, Nico s’est vu contraint de s’arrêter sur le bord de la route, sa roue arrière ne tenait plus. Le bruit qu’elle faisait était devenu incessant et elle n’était plus fixée correctement ce qui faisait frotter le plateau de la chaîne contre le cadre. Après avoir vainement essayé de la fixer avec les quelques outils qu’on avait, on a abandonné, pas moyen de la réparer. Bien sûr, pas de réseau pour appeler l’agence de location, il fallait faire un choix : retourner vers Puerto Princesa et attendre qu’on sache appeler et faire réparer la moto ou l’abandonner sur le bord de la route et continuer l’aventure à 3 sur 2 motos. On a choisi la deuxième solution, se disant qu’on contacterait l’agence et qu’on leur expliquerait tout à partir de Taytay. Nous voilà partis, plus que 70 km à faire. Pas évident pour Nico qui est derrière Judi sur une seule moto et sur une route en travaux qui nous faisait passer de la route à la piste à de multiples reprises… Il faudra nous y habituer ! Arrivés à Taytay, on trouve rapidement l’hôtel que le Lonely Planet recommandait, juste en face du fort espagnol datant du 17ème siècle. C’est le plus classe pour le moment… Malheureusement, toujours pas de réseau, donc on demande à l’hôtel comment faire pour appeler. Leur téléphone fixe n’a pas de réseau non plus, classique… Il nous fallait acheter une carte SIM locale et la recharge qui va avec. Faisons comme ça. Une fois tout le matériel en notre possession, réseau occupé, normal… Après plusieurs tentatives, on a réussi à contacter l’agence qui ne nous en a pas vraiment voulu et qui a envoyé un pey de Roxas en camion pour récupérer le scoot’. Ca, c’est fait.

Nous sommes donc allé visiter le fort et faire un tour du village.(à droite, photo d'un jeepney, transport en commun bondé...)
C’est à ce moment-là que l’on a entendu des tambours et de la musique. On a découvert en fait qu’il y avait un festival de danses et de musiques organisé sur une petite place de la ville. On est donc allé boire une bière sur la terrasse d’une petite gaillole.
On y a rencontré un Américain qui est en mission dans le coin pour son gouvernement et qui vivait là depuis quelques mois. C’est là que l’organisateur du festival est venu nous causer et … qu’il nous a invité ce soir-là en tant que special guests VIP à son festival, à la bonne heure !

Un petit repas dans une autre gaillole et c’est parti pour la soirée ! L’organisateur nous a indiqué où nous asseoir, on était à la table VIP, avec les politiciens régionaux, devant trois, quatre cent Philippins ! La fête allait devenir de plus en plus folle.

Ca a commencé avec un défilé de miss !

On avait des bouteilles d’eau à la table mais on se demandait quand même si on pouvait boire des bières ou pas. L’Américain nous a dit qu’il n’y avait aucun souci à aller acheter quelques binouzes et se les boire à la table, il n’en fallait pas plus, faisons péter la Red Horse (bière locale à 6.5% d’alcool mais ayant le goût d’une pils) ! Un groupe de musiciens/chanteurs a commencé à jouer derrière nous et l’organisateur nous a présenté à toute la foule. C’est là qu’on a été invité à faire du chachacha avec les mamys de la politique de Taytay, génial ! S’en est suivi un lap dance avec ces mêmes dames, l’alcool et l’ambiance aidant à nous détendre de plus en plus et à profiter au maximum de l’occasion de se mêler à la population autochtone. On a gagné le concours de lap dance et on voulait nous filer le prix d’une centaine de piso (2-3€), on a refusé gentiment, on allait pas prendre l’argent des pauvres…

Le groupe a joué toute la soirée, jouant toute sorte de musique et nous faisant danser comme des dingues ! A un moment de la soirée, Nico s’est éclipsé. Plus tard il nous raconta que deux Philippines voulaient rentrer et avaient demandé à être raccompagnées. Il s’avéra que c’était deux aguicheuses et Nico s’est retrouvé dans un vieux karaoké à 5min en tricycle de là… Une fois qu’il eut compris l’astuce, il est revenu au festival…

Les enfants tournaient tous autour de nous, on a donc décidé de leurs offrir du Coca, ils étaient tous contents… A 4h du matin, la fête battait toujours son plein et certains avaient atteint un niveau d’alcoolémie élevé. Max a même aidé un vieux saoul à retrouver le chemin de chez lui, hilarant !

On avait pris un bungalow avec air conditionné, pas de chance à 5h du matin quand on est rentré, on a pas eu la présence d’esprit de le faire fonctionner, tant pis… Judi lui est rentré plus tard que nous, il a eu l’occasion de voir le levé du soleil en compagnie d’une Française qui faisait de l’humanitaire à Taytay… Hum.

Honda Bay – Dimanche 1er mai

Debout vers 10h du matin, la tête bien dans le cul mais remplie de souvenirs ! Un petit déjeuner à l’américaine : œuf, bacon, pain et confiture pour nous permettre de faire la route avec quelque chose de consistant dans le ventre. En effet, c’est le moment de retourner vers Puerto Princesa avec une escale prévue à Honda Bay, à une bonne centaine de kilomètres de Taytay.

La pluie ne nous a pas épargné, nous forçant à nous arrêter sur le bord de la piste, complètement trempée et glissante qui plus est. Max a testé, en freinant, sa roue avant a glissé et il s’est retrouvé sur le flanc, bien dégueulasse. Il était presque à l’arrêt et ne s’est donc pas fait mal, il était plus en train de se prendre un délire tout seul pendant qu’un des ouvriers du chantier l’aidait à remettre sa moto debout… Comme on avait plus que 2 motos, celui qui était tout seul sur sa moto avait le privilège de devoir porter un deuxième sac de celui qui conduit l’autre moto avec le troisième au cul, vous suivez ? L’averse passée, le ciel s’est dégagé et nous a permis de reprendre la route.

Entre Roxas et Puerto Princesa, la route est nickel, on a pu tracer à 70km/h tout en admirant les paysages qui s’offraient à nous.

Vous vous souvenez de l’hôtel dans lequel nous nous étions arrêtés pour attendre que la drache s’arrête ? C’était mardi… On voulait y passer la nuit mais notre budget ne nous le permettait pas, on a du prendre un bungalow dans un hôtel pas loin de là, qui était plus abordable. Pas de chance pour nous, cet hôtel ne dispose pas d’un restaurant, ni même d’un bar… Souper au premier hôtel donc après s’être trempé quelque peu dans la baie. Une bonne nuit s’imposait.

Puerto Princesa – Lundi 2 mai

Après une matinée sur la plage, on a fait le check out à midi et repris la route pour Puerto Princesa sous un soleil de plomb. Première mission une fois arrivés, retirer un peu d’argent pour terminer le séjour. C’est sur la route de l’ATM que l’on rencontre par hasard une Française vue à Taytay (pas celle de Judi, encore une autre). Elle nous a indiqué une pension dans laquelle elle avait séjourné avec vue sur la mer et pas cher du tout, en tout cas mieux que l’hôtel que l’on avait choisi le premier jour.

C’est le moment de rapporter les motos à l’agence, Nico a angoissé quelque peu à l’idée de ne pas récupérer son passeport qu’il avait du déposer en garantie. Finalement, les gonzesses de l’agence ne nous ont rien réclamé, à part le fait que l’on avait pas fait le plein d’une des motos comme on l’avait eue avec le réservoir full. Laisse tomber, déjà qu’on a terminé à deux motos, elles n’allaient pas nous avoir comme ça ! Négociations rapidement menées, on récupère le passeport et on prend un tricycle (première fois pour Max et Judi…) pour retourner à l’hôtel boire un coup sur le toit…


Dernier soir aux Philippines, on est retourné au restaurant du premier jour où on avait bien mangé et on a trouvé un petit bar après avec musique live… Bonne petite soirée pour clôturer une aventure de malade !

Retour – Mardi 3 mai

Réveil, notre avion est à 11h40. Arrivés à l’aéroport à 9h-9h30, on achète quelques bricoles pour liquider les derniers Piso, tout en gardant 600 pour payer une taxe d’aéroport à Cebu, notre escale du vol de retour.

C’est à Cebu que l’on s’est rendu compte que la taxe exigée dépassait largement nos malheureux 600 Piso. Heureusement, Max avait gardé des Euro qui nous ont sauvé la mise parce que, encore une fois, pas de système bancaire dans l’aéroport…

Le pauvre Nico expérimentait déjà des problèmes gastriques, il a pu tester toutes les toilettes de tous les aéroports, haha !

Le vol de retour fut long et pénible pour tout le monde dans un avion où on avait pas de place pour nos jambes.

Retour à Séoul, trois touristes dans le métro, en short, t-shirt et tongs, héhé… Minuit au kot, fin de l’histoire !


(Merci à Nico qui m'a aidé dans la rédaction des deux articles...)

samedi 8 mai 2010

Motorbike trip in Palawan (part1)


Départ – Samedi 24 avril

C’est le grand depart, les sacs sont faits, on file à l’aéroport, 1h30 de métro avec 2 correspondances.


Arrivé à Manille, capitale des Philippines, il nous fallait attendre 8h pour notre vol vers Puerto Princesa, Palawan. Après avoir acheté une petite bière (obligé de goûter la bière locale…) et une grande bouteille d’eau, on a fait comme tout le monde dans l’aéroport : se trouver des sièges pour pieuter.



Puerto Princesa – Dimanche 25 avril

9h30, arrivés sur place et premier contact avec la chaleur. En effet, on est pas sorti de l’aéroport à Manille, on avait pas trop envie de se faire agresser là-bas…

Première mission, trouver un ATM pour avoir des tunes (on avait quand même déjà changé un peu d’argent mais pas assez). L’aéroport de Puerto, laisse tomber, il n’y a rien, pas d’ATM donc on s’est dit qu’on allait bien en trouver un downtown. Direction donc l’agence de location de moto, à 300m de l’aéroport. Premier essai des motos (des Honda XRM 125, semi automatiques à 4 vitesses), pas évident, je me suis même pris un arbre (sans grand danger…). On a quand même eu les boules de les prendre mais les gonzesses qui nous les louaient nous ont rassurés en nous disant qu’on s’y faisait vite, elles n’ont pas menti, l’après-midi même on était déjà des as du guidon.

Après avoir passé une heure à chercher un ATM, on s’est pris une petite chambre. Assez rustique, fourmis un peu partout et la nuit, le générateur de l’hôtel fait un bruit dingue !

On a passé l’après-midi en moto dans les petites rues de la ville à la recherche d’une plage sans trop de succès… Puerto Princesa n’est pas vraiment une ville paradisiaque ni très riche.





Sabang – Lundi 26 avril

Réveil à Puerto Princesa, on se dit qu’on achèterait bien un deuxième tube de crème solaire, des fois qu’on en trouverait pas ailleurs… La crème solaire en poche, premier drame, Judi ne retrouve plus ses clés de moto. Nico et Max se chargent de retourner à l’agence (à 2km de là) pour voir ce qu’on peut faire, pendant que Judi surveille son scoot’, histoire qu’on ne le vole pas… Finalement, à part qu’on a perdu 1h30 sur notre planning, tout s’est arrangé et ça ne nous a coûté que 200 Piso (un peu plus de 3€) pour le double de la clé.

Le trip commence réellement. 2h30 de route jusque Sabang, on sort du trafic infernal de Puerto pour des routes à travers les forêts et les petits villages de quelques huttes de fortune, en dépassant les bus qui datent de la seconde guerre mondiale. Nos réservoirs ne sont pas bien grands et on ne connaissait pas la consommation de nos engins donc on avait un peu peur de la panne sèche, on ne s’imaginait pas encore que tous les petits commerçants au bord des routes vendent de l’essence en bouteille…

Arrivés à Sabang, la plage est magnifique et notre cottage très bien situé. Le standing des chambres d’hôtel aux Philippines n’est décidément pas très élevé, c’est pas bien grave mais bon c’est un peu emmerdant de ne pas avoir de PQ ou de chasse d’eau… Niveau électricité, c’est quelques heures par jour, le reste du temps tu peux te brosser ! Le prix d’une nuit n’est jamais élevé non plus, en moyenne on dormait pour 4-5€ par personne pour une nuit…














On voulait faire l’Underground River ce jour-là mais malheureusement, elle ferme à 15h (pour des raisons de protection de la faune et flore, il faut dire qu’elle est classée au patrimoine de l’UNESCO), ce n’est que partie remise. Le soir, petite bouffe au bord de la plage et petit rhum-ananas. On se rend compte que la vie aux Philippines ne coûte vraiment pas cher…


Underground River – Mardi 27 avril

Sabang, 6 heures du matin. Le soleil réchauffe déjà la plage et nous nous levons, inconscients alors que nous étions sur le point de vivre une des journées les plus mémorables de notre existence. Au programme ce mardi matin : la visite de la fameuse rivière souterraine de Palawan. Fierté locale, elle est reconnue comme étant le plus long cours d’eau souterrain au monde. Logée dans la forêt tropicale et peuplée de milliers de chauve-souris, elle vaut le détour. Pour y accéder, deux moyens s’offrent à nous : une marche d’environ deux heures dans la jungle ou 20 minutes de bateau. Nous avons décidé de marcher le matin, tôt pour éviter la chaleur, et de rentrer via les flots.

Nous voilà donc partis, sur le coup de 7h à la conquête de flore et de la faune de Palawan. Pas besoin de marcher très longtemps pour sentir la moiteur et la chaleur nous étouffer, tandis que nous sommes accueillis par le bruit impressionnant des insectes locaux. Trempés jusqu’à la moelle, le souffle court, la progression n’est pas évidente…et c’est là que l’on se rend compte qu’un bide à pintes peut être handicapant !



La fin du trail est assez sympathique puisqu’elle consiste en un escalier de bois monté quelques mètres au dessus de rochers taillés comme des épines. Rien de bien dangereux, à condition de ne pas mettre le pied là où quelques planches manquent… !



Finalement, après un peu moins de deux heures de marche, 2 litres de flotte affonés et quelques pauses, les eaux turquoises de la rivière nous indiquent notre destination finale.










45 minutes de navigation, les yeux dirigés vers les caves, rochers, évitant les cadeaux des chauve-souris (mineral water disait le rigolo de guide), à profiter du calme ambiant.

Sortis des entrailles de la terre, nous demandons un bateau pour rentrer, la météo se gâte quelque peu, le retour est sympa, chahuté par les vagues, les cheveux au vent.

C’est maintenant que la vraie aventure commence. Alors que nous ingurgitons du « chicken » local au cottage, le tonnerre raisonne et il commence à tomber ce qu’on appelle couramment une drache nationale. Nous avons appris plus tard qu’il s’agissait de la première pluie de l’année…on se serait bien passé d’une telle première !


Max lance : « On va y aller les gars, ça ne dure jamais longtemps les pluies ici ». Nous quittons donc Sabang sous la pluie, super bien protégés pour contrer l’eau… Et bah en fait non puisqu’on était assez optimiste concernant la météo en préparant le voyage et que de toute façon on n’avait pas la place dans les sacs pour des vêtements de mauvais temps. Short, T-shirt furent donc nos combinaisons de motards… En fait la pluie tropicale, quand on roule à moto, c’est plutôt chiant ! Les grosses gouttes fouettent le corps, on ne voit pas grand-chose…à moins de porter des lunettes de plongée ! A la guerre comme à la guerre, tant pis pour le style. Ca aide un petit temps, mais en soi, c’est pas évident malgré tout. Depuis le départ de Sabang, Nico se plaignait d’un bruit à sa moto, sans doute la chaîne qui tirait un peu la gueule. Judi et Max ne s’en faisaient pas trop, essayant de rester optimistes. Ca a duré 15 kilomètres…la distance qu’il a fallu pour que la dite chaîne décide de rompre, dans une montée, sous la pluie, au milieu de nulle part. La réaction de Nico fut assez simple : un fou rire de malade, un rire nerveux pour essayer de dédramatiser une situation qui semblait mal embarquée. Au dessus de la montée se trouvait un petit village, c'est-à-dire 5 maisons en bois, des poulets et quelques porcs. Judi et Max décident d’aller demander de l’aide aux villageois tandis que Nico pousse sa moto et reste à l’écart, hagard, circonspect quant à l’aide qu’on pourrait trouver dans ce bled. Après avoir expliqué la situation, la chaîne à la main à un des villageois, il nous répara la moto en 30minutes, tandis que nous étions devenus une attraction de choix pour les quelques gosses venus voir les étrangers en difficulté.

Confiants d’atteindre Port Barton malgré le temps peu clément, c’était sans compter les événements qui allaient suivre... Nous sortons de la jungle, et empruntons enfin une route nationale. Le problème c’est que la pluie redouble d’intensité, que les arbres ne nous protègent plus et que rouler à une main pour se protéger, voire les yeux fermés, c’est pas spécialement sécurisant.
Nous voyons un hôtel sur la droite de la route et décidons de nous arrêter pour attendre la fin de l’averse…

« You want to go to Port Barton, you are crazy, it’s too far, it’s gonna be dark», c’est ce que nous a lancé la serveuse. On mange un sandwich pour reprendre quelques forces, on attend la fin de la pluie et on se relance sur nos bécanes, sous le regard amusé des quelques locaux présents.

On savait à quel point ce serait galère mais on ne pouvait pas prévoir qu’un clou énorme aurait eu la mauvaise idée d’éclater la chambre à air du pneu arrière de Max, qui fit tout son possible pour rester sur la moto.

Comment ne pas rire devant l’absurdité de la situation : il pleut, on a une chaine à moitié en vrac, un pneu à plat, on se dit qu’on atteindra jamais Barton et qu’il fera noir deux heures plus tard…

Seulement, dans notre malheur, un nouveau « miracle » se produisit. Un philippin passa par là et fit demi-tour en disant qu’il pouvait nous aider. Le mec en question n’était rien d’autre que le spécialiste local en pneu et chambres à air…Balèze non ? Malheureusement, le pneu a explosé et il fallait tout changer, pas moyen de mettre une rustine, Judi est donc parti chercher le matériel nécessaire au village précédent, avec un philippin sur sa moto et sous la pluie à 80km/h, 1h plus tard, on avait un pneu tout neuf…

C’est à ce moment là qu’on a demandé combien on devait pour la réparation (hors prix de la chambre à air, 3€ pour elle si vous voulez tout savoir…). Sans blague, il a demandé 50 piso, ce qui fait moins d’un euro, pour une heure de travail. Tellement reconnaissants, on a doublé son salaire, 100 piso pour nous remettre sur roues, c’était la moindre des choses !

Port Barton, trop loin, pensions pas chères à Roxas, à 50 kms de là, let’s do it ! Il est pas loin de 17h, c’est jouable mais en croisant les doigts que le sort ne s’acharne pas sur nous. Arrivés là bas, la nuit tombée, Roxas ça craint, tout est fermé à part quelques magasins et nous sommes obligés de manger des brochettes de boeuf et d’intestins de poulets dans la rue. On a connu mieux. C’est alors qu’en rentrant à la pension, nous sommes tombés sur la kermesse du village : des gens dansent sur un podium, il y a quelques endroits pour boire… Il n’en fallait pas plus, go for it !

En vrac, une dame d’un âge certain qui prend des photos en furtif avec son gsm et qui demande le numéro de Judi, des petits Philippins qui essaient de nous causer et qui finissent explosés au rhum et surtout un transexuel qui appréciait apparemment notre compagnie. Au final, après quelques bières, on passe à la boisson locale : rhum, ice tea. Avant qu’on s’en rende compte, on termine assez joyeux, en se demandant si on a rêvé notre journée où si on était bien dans la réalité. Pour couronner ce mardi, on a eu droit à une filature du transex qui nous suivit jusqu’à notre pension et qui s’était tapé sur un banc près de notre chambre…

On voulait de l’aventure, on a été bien servis… !

Port Barton – Mercredi 28 avril

Réveil un peu délicat à Roxas ce matin-là, avec la petite fête de la veille… Néanmoins, nous étions motivés de quitter cette petite ville sans grand intérêt. Malgré encore quelques plaintes de Nico à propos des bruits suspects de sa moto, nous prenons la route, une dizaine de kilomètres de route suivis de 23km de pistes. 23km ça ne semble pas beaucoup mais quand c’est de la piste comme ça, ça prend un temps fou ! En gros, 1h30 pour faire les deux fameuses dernières dizaines…

Ballotés dans tous les sens, une lueur d’espoir apparait quand Max découvre un tronçon de route : à fond les manettes ! Pas de chance, ce ne fut que de très courte durée. Max a alors freiné comme un malade pour ne pas se prendre le début de piste à fond, l’arrière de sa moto dérape vers la gauche, paf un grand coup de pied sur le sol pour rebalancer la moto dans le droit chemin, petite frayeur mais plus de peur que de mal, heureusement !

Arrivés à Port Barton, on s’adresse à un pey au bord de la plage pour lui demander où était l’hôtel El Dorado Sunset Resort. Le type nous y conduit bien gentiment et nous apprend qu’il est pêcheur et qu’il peut nous emmener le lendemain visiter les quelques petites îles aux alentours et faire du snorkeling. Le rdv est pris, il nous fera même la bouffe.

Seuls clients de l’hôtel, nous avons un petit bungalow au bord de la plage, toujours pas le grand luxe mais on s’y est fait. On nous informe qu’il suffit de noter dans un carnet tout ce que l’on consomme et de se servir nous-mêmes, vive la confiance. Rassurez-vous, on a été honnête !

Le soir arrive, petit resto et coucher de bonne heure. Petit bémol, l’orage a apporté avec lui toute sorte de bestioles. Une magnifique araignée de 7-8cm de diamètre a échappé à notre chasse aux insectes. Pas de chance pour Nico qui a horreur de ça et à qui c’était le tour de prendre l’extra bed qui se trouvait ici être un simple matelas sur le sol. Plus mauvaise nuit du séjour pour Nico donc…



Island Hopping – Jeudi 29 avril

9h du matin, notre petit pêcheur nous attend, fidèle au rdv. On avait un peu peur qu’il nous ai juste prix l’argent des courses pour le dîner mais non, il était bien là. Le temps est bien meilleur que la veille, grand soleil, super chouette pour le snorkeling, beaucoup moins pour nos coups de soleil, on y reviendra plus loin dans le récit…


Au programme de la journée, découverte des récifs de coraux, balade autour des îles, un poisson au barbecue à midi sur l’une d’elles, baignade…



Malgré toutes nos précautions, le soleil était tellement fort que nous nous retrouvons tous les trois avec le dos brûlé, aïe aïe aïe !

Encore une fois, la soirée ne fut pas bien longue, notre excursion nous avait vraiment exténué et les coups de soleil n’ont fait qu’empirer les choses. Au tour de Max de prendre le lit par terre…

mercredi 5 mai 2010

Article en construction

Bien rentré des Philippines, j'ai tellement de choses à raconter que je compte le faire bien. Voilà pourquoi je vais vous demander un peu de patience.
En attendant, voilà une petite mise en bouche :

jeudi 22 avril 2010

Présidence CECS 2010-2011 !

Je me présente, je m’appelle Maxime aka Roger, je suis en 4ème année d’ingénieur de gestion à Solvay, ULB. Je suis né à La Louvière, ville de pé.

Dès mon entrée à l’université, j’ai tout de suite adhéré au CECS, à la JANE j’étais déjà au stand pour boire quelques pils en furt’. Membre en 2006-2007, je fais la plupart des activités et je tiens les portes au TD. Barman en 2007-2008, je tiens la pompe sous les ordres d’Alex, mon gestion bar de l’époque. Gestion Bar en 2008-2009, je gère mon bar et forme 3 barmen différents (deux ayant abandonnés, un seul survivant : l’autre Max). Vice-président en 2009-2010, j’organise la Saint V ayant eu le plus de succès (nombres de forfaits) et donc ayant rapporté le plus d’argent au CECS depuis sa création (même si ce n’est pas le but ultime de la Saint V). Puis, je me casse lâchement à l’autre bout de la planète. 2010-2011, j’aimerais bien être président, ça sonne bien...

Ayant connu 3 présidents différents et une présidente du CECS, j’ai pu me faire une idée de ce que représente la position de président au sein de notre cercle ainsi que les enjeux associés. Je pense avoir l’expérience nécessaire (j’ai essayé de le montrer lorsque j’ai du prendre les rênes du CECS en l’absence du président l’année passé à la même époque) pour prétendre à ce poste. Du fait de ma vice-présidence, j’ai pu apprendre comment gérer efficacement un cercle et suis près à endosser toutes les responsabilités ! Malheureusement, du fait de mon échange international ce quadrimestre-ci, je n’ai pas eu l’entière opportunité de démontrer ma motivation c’est pourquoi je vais essayer d’y remédier par la présente lettre.

Le CECS est le seul cercle sur l’ULB auquel j’ai porté un réel intérêt et un désir d’intégration et d’investissement de ma personne. Pourquoi le CECS ? Je porte dans mon cœur mon appartenance à notre belle région du centre. C’est ainsi que je tente de perpétuer notre folklore régional dans notre alma mater à l’aide de tout notre comité et de nos membres.

Tous les ans, c’est le même rituel, que ce soit à Binche, Morlanwelz ou La Louvière, je suis présent sur les pavés, bière à la main et sourire aux lèvres, dansant sur mes airs de gilles préférés. Si il est possible d’exporter cette ambiance festive et typiquement de chez nous en dehors de nos frontières et pouvoir la partager avec tout le campus universitaire, alors je suis partant mes amis ! Mais il n’y a pas que le carnaval, j’aime retrouver les gens de ma région, en découvrir, jaser wallon avou mes coumarades eyet bwâre ene godet inchène.

Lorsque j’étais membre ou même barman, je n’envisageais pas de pouvoir un jour me présenter à la présidence mais après avoir vécu toutes ces années dans le comité du CECS, avoir découvert cette ambiance et m’y être mêlé, avoir grimpé les échelons un par un, j’ai vraiment envie de pouvoir à présent guider le CECS vers un avenir encore plus glorieux que ce que nous connaissons jusqu’à maintenant. Depuis deux ans à peu près, le CECS rencontre un franc succès et cela à chacune de nos activités. La nouvelle génération est bien présente et apporte au CECS toute sa gloire. Quant aux anciens, les plus valeureux sont toujours aux rendez-vous mais j’ai pu remarquer une petite baisse de régime. Dommage, car c’est à eux que nous devons notre Histoire.

C’est bien beau tout ça mais pourquoi m’élire moi, président ? Question intéressante, merci de l’avoir posée.

Tout d’abord, je suis un bon guindailleur, toujours partant pour faire la fête, j’aime aussi l’organiser. J’aime boire, même beaucoup, mais j’aime respecter mes responsabilités et être ponctuel. Là où il faut, quand il faut. En tant que vice-président, j’ai déjà pu tremper un pied dans tout ce qui est démarches organisationnelles, ACE, relations interrégionales…

Assez parlé de moi, parlons du CECS.

Le pilier majeur de la réussite du CECS ces derniers temps réside dans ses activités hebdomadaires. Je crois donc qu’il est très important de perpétuer ce système. Ce que j’aimerais améliorer est une meilleure communication des événements. Ce que j’entends par là c’est que bien souvent, les activités ne sont pas réfléchies à temps et la précipitation est de mise. J’aimerais pouvoir insuffler, à moi tout d’abord et au comité ensuite, la volonté de ne pas négliger la préparation des activités (lieux, date, thèmes, affiches, événements Facebook ou sur le site, achats…). Une activité prévue bien à l’avance, avec un thème, lieu et offres précis rencontrera un bien meilleur succès. Tous les membres ne sont pas étudiants, je pense là aux vieux cons, ce qui veut dire qu’ils travaillent et qu’il est plus facile pour eux de s’organiser et d’assister aux activités lorsqu’elles sont prévues bien à l’avance.

Mon but n’est pas du tout de transformer le CECS en une machine récoltant des bénéfices. Les membres sont avant tout le fondement du cercle et il va de soi de les satisfaire mais aussi de les mettre en avant en leur offrant des privilèges. En effet, j’aimerais insister au près des membres qu’une grande partie de l’argent que le CECS récolte, sera redistribué en bières, activités spéciales et autres, le reste servant bien entendu à assurer la postérité du cercle.

Le succès du CECS a aussi quelques répercutions que nous n’avions pas envisagées. Je pense à la Saint V : nous avions pour la première fois loué un semi-remorque et prévu autant de bières mais nos attentes ont vite été dépassées. S’allier avec les autres régionales est une bonne idée mais pas au détriment des membres. Il y avait beaucoup trop de monde devant le bar ce qui rallongeait les temps d’attente. Je pense donc que l’année prochaine, nous devrions l’organiser avec seulement un autre cercle. Bien sûr, ce sera plus compliqué car moins de main d’œuvre mais je pense qu’un comité motivé sera près à faire quelques concessions pour assurer la réussite de l’événement. En gros, pour vous, plus de bières !

Je pourrais continuer à énumérer toutes les activités du CECS mais je vais vous épargner ça et vous promettre de garder le meilleur et d’améliorer le moins bien !

J’aimerais aussi développer quelques concepts :

J’ai eu l’idée l’année passée d’organiser une soirée Oberbayern. En effet, même si ce folklore vient plutôt des contrées germaniques, un énorme chapiteau à Ecaussinnes anime tout notre mois d’août. La première édition était assez mal placée dans notre calendrier et n’a rencontré qu’un succès mitigé. J’aimerais pouvoir la réorganiser à un moment plus opportun, dans un plus grand endroit et avec plus de chopes et déguisements.

Deuxièmement, j’aimerais relancer l’attrait des vieux pour nos soupers, banquets et autres en leur attribuant des privilèges spéciaux. Je m’explique : une carte de membres spéciale vieux, un peu plus chère mais donnant droit à des bouteilles de vin lors des repas, une médaille de remerciement (un peu comme un vleck) ou encore d’autres idées à discuter avec eux et entre comité. Avec la création de l’Ordre du Ramon, j’espère pouvoir créer un contact plus fort entre les vieux et les nouvelles générations cecsuelles en créant ou améliorant les relations entre l’Ordre et le cercle.

Troisièmement, étant assez implanté dans le folklore estudiantin ulbiste, j’aimerais faire connaître le CECS un peu plus. En effet, j’ai trop souvent remarqué que le chant du CECS était inconnu ou que les cercles facultaires ne nous connaissais carrément pas. Ce que je voudrais donc c’est organiser une tournée de cercle de temps en temps (plus souvent qu’une tournée interrégionale, du genre une toutes les deux semaines pendant la guindaille) pour essayer de nous investir un peu plus dans ce côté-là de la force. Peut-être est-il temps de développer un cri que tout le monde pourrait retenir plus facilement (tout en gardant notre chant actuel que j’adore tant il est vrai) et que l’on pourrait distribuer à l’occasion (en tournée ou en réunion ACE de début d’année) et ainsi éviter les « Euh le CECS, c’est quoi ? Je connais pas votre chant moi ! ». Il est grand temps qu’on n’entende plus que le CECS n’est pas folklo !

Dernièrement, j’ai une belle paire de couilles et deux petites fesses que j’aimerais partager avec vous…

Et bien voilà, j’espère avoir convaincu. Il ne vous reste qu’une seule chose à faire : voter pour moi à la présidence du CECS !

Et comme on dit, « Et minga Manu tu descends ? ».

Max, vice-président 2009-2010 pour la présidence 2010-2011 !